Agir avec douceur exige une présence et une attention de chaque instant.

Nous vivons dans la plus rustre des brutalités sans même nous en rendre compte, par manque d’attention, par défaut d’écoute et de présence.

 

Nous ouvrons des portes, fermons des fenêtres, coupons des aliments, mâchons, marchons, faisons notre lit, faisons l’amour, repassons notre linge dans la plus grande des absences.

Retrouver la douceur dans les gestes, cela implique à long terme de retrouver du respect pour tout ce qui nous entoure, la nature bien sûr mais aussi le fruit du travail des hommes, pour ce qui est vivant et pour ce qui ne l’est pas. Mais c’est surtout retrouver du respect pour le corps lui-même et l’opération qui s’y déroule, pour le Xing, pour le Ming, pour la vie.

 

Cela exige une présence totale. Si dans un premier temps c’est très épuisant, petit à petit, à mesure que le respect retrouvé s’installe, l’expérience change de nature et finit par nous redonner énergie et paix intérieure.

 

La présence exigée par l’exercice de la douceur favorise le mouvement lent. Le mouvement lent  stimule au mieux le système nerveux et accroit ainsi la sensibilité corporelle.

 

 

Sans la présence et la sensibilité corporelle aucune perception totale ne sera possible.